Ta joue froide et blanche traversée par le sillon d'une larme plus chaude.
Dans ce vent frais d'une saison morne ta chevelure d'ange flotte dans l'air.
Dans ce blanc de l'hiver, tes yeux bleus me rappellent la clareté du cristal.
Dans cette neige qui se dépose flocon par flocon sur ton menteau sombre, ce sourir rose pâle que je perçois sur tes lèvres me donne une lueur d'espoir.
Dans un des plus grands silence gouverné par une pleine lune muette, ton visage est celui de la jeunesse naïve partie sur le front.
Cette jeunesse que je n'ai pas su protéger.
Je pleure, je pleure sur toi mon fils, toutes les larmes de mon corps car tu es mort au combat, mort de la plus grande bêtise humaine que je dénonce : la guerre.

